Stéphane S.

Particulier

Je suis parti d'un terrain au sol sableux exposé au vent et recouvert d'un reste de gazon, inhospitalier la plupart du temps pour les plantes, insectes et autres animaux. Il m'a fallu l'amender et le façonner. J'ai créé des buttes de terre, délimité des parcelles semées de graines de prairies locales (labellisées « Végétal local »), enrichies en adventices et en plantes à intérêt esthétique (pour nous) ou alimentaire (pour les oiseaux). J'ai déployé des tuteurs en bois servant de postes d'observation aux oiseaux insectivores, mis en place un « trou d'eau » dans un rocher... La faune locale en profite tout naturellement et il m'est gratifiant de constater que quelques mètres carrés de plantes indigènes suffisent à préserver au quotidien la biodiversité locale.

Quelques années ont été nécessaires pour cette mise en place, et, comme : « l'Homme a la maladie du propre surtout là où il ne le faut pas », il m'a fallu expliquer aux proches les raisons de ce jardin fou-fou tout en fouillis les premières années de sa mise en place.

Le résultat se découvre maintenant d'année en année : des trois espèces de papillons photographiées en 2021 dans notre jardin, nous en sommes en 2024 à près de cinquante espèces ! Le jardin, désert auparavant dès les premiers beaux jours, est devenu le terrain de chasse d'oiseaux insectivores qui y élèvent leurs jeunes. Les sizerins flammés de passage ont côtoyé en 2024 les chardonnerets élégants présents maintenant à longueur d'année.

Je développe mon jardin sur la base de mon expérience de naturaliste amateur. Je recherche également d'autres façons de faire ou d'appréhender le jardin, et c'est ainsi que j'ai fini par découvrir le « Diagnostic pollinisActions ! ». Désireux de confronter ma vision du jardin à une réflexion peut-être plus structurée, plus aboutie, et curieux de découvrir le score attribué à mon jardin à l'issue du questionnaire, c'est avec plaisir que j'ai répondu aux questions posées, découvert ma note et les conseils prodigués pour améliorer celui-ci. Ma démarche s'en trouve confortée, et le diagnostic des jardins m'a rappelé qu'il était temps maintenant de communiquer plus largement sur ma façon de faire.

Comme je le dis souvent, si je sais bien que je ne sauverai pas le monde, j'essaye de sauver la vie dans mon jardin !

Stéphane S.